La mastectomie prophylactique consiste à retirer la quasi-totalité de la glande mammaire avant l’apparition d’un cancer. Elle s’adresse aux femmes dont le risque est élevé et documenté, principalement les porteuses d’une mutation BRCA1 ou BRCA2. D’autres mutations, comme PALB2, PTEN ou CDH1, peuvent conduire à la même discussion.
Le risque résiduel de cancer après l’intervention devient très faible, inférieur à 2 %. C’est ce bénéfice qui justifie d’envisager une chirurgie chez une patiente en bonne santé.
La décision ne se prend jamais seule. Elle s’élabore avec le généticien, l’oncologue, le chirurgien et, quand la patiente le souhaite, un psychologue. Une surveillance rapprochée par IRM annuelle reste une alternative légitime, que certaines femmes préfèrent durablement. Le choix dépend de l’âge, du contexte familial et du vécu de chacune.