Parce qu’elle a longtemps été réelle. Dans l’augmentation mammaire telle qu’elle se pratiquait il y a vingt ans, l’implant était fréquemment placé sous le muscle pectoral, qu’il fallait décoller et parfois sectionner.
La dissection était large, un drain restait souvent en place, et les premiers jours s’accompagnaient de contractures musculaires douloureuses.
Ces récits circulent encore. Ils se transmettent entre amies, sur les forums, dans les familles, avec une fidélité que les progrès techniques ne rattrapent pas toujours.
S’y ajoute un mécanisme bien documenté : l’anticipation anxieuse amplifie la perception de la douleur. Une patiente qui redoute des suites difficiles les vivra plus intensément, à geste chirurgical identique. C’est une des raisons pour lesquelles l’information donnée avant l’intervention fait partie du traitement.