Le repère tient en un chiffre : trois semaines. C’est le délai que nous donnons à nos patientes avant la reprise du sport, et il vaut pour la grande majorité des disciplines.
Ce délai court s’explique par deux choix techniques. L’incision se situe dans le creux axillaire, à distance du sein lui-même. Et la prothèse est placée devant le muscle pectoral : le muscle n’est ni décollé ni sectionné, ce qui épargne les contractures qui allongeaient autrefois la convalescence.
Avant ces trois semaines, l’activité n’est pas nulle pour autant. La marche est encouragée dès les premières heures : elle limite le risque thrombotique et favorise la récupération. Les déplacements, le travail sédentaire et les gestes du quotidien reprennent dans les jours qui suivent.
Trois semaines reste une référence, pas une date gravée. Le délai qui s’applique à une patiente est celui que confirme son chirurgien lors de la consultation de contrôle, au vu de l’évolution de la cicatrice.